Beyoncé et Jay Z: le concert sous toutes les coutures

Ce samedi soir à Paris, Beyoncé et Jay-Z ont mis fin à trois mois de concerts à travers le monde. Le Ont The Run Tour s’achève mais ouvre une nouvelle ère pour le couple, celle d’un deuxième bébé ? Revi­vez cette soirée histo­rique grâce à trois regards experts de repor­ter de Gala.fr, en mission au Stade de France.

Laure, en pelouse.

Ce soir il fallait oser. Oser sortir son plus beau t-shirt affi­chant “Don’t worry, Be Yoncé” ou autre “Flaw­less”, deux cris de guerre à la gloire de Beyoncé. Il fallait aussi oser entrer en proces­sion pour atteindre l’une des grandes portes du stade de France. C’est là, au lieu des plus grandes victoires et pires défaites spor­tives que l’inter­prète de Love on top et son mari Jay-Z tenaient salon. Dans un écrin saturé de fans mais à l’am­biance bon enfant, le couple star a dit sa messe. En Versace pour madame et dans une décli­nai­son de noir et blanc pour monsieur. Queen Be n’a pas failli à sa répu­ta­tion de bombe sensuelle en se déhan­chant en string et autres body stras­sés sur ses tubes. Au milieu de cet immense show megalo, la chan­teuse a fait une petite place au derrière rebondi de Nicky Minaj avec qui elle a inter­pété Flaw­less (Parfaite). A noter égale­ment la pres­ta­tion des jumeaux danseurs français qui accom­pagnent le couple sur cette tour­née : Les Twins de Sarcelle ont eu la par belle durant tout le show et sauvent l’hon­neur pour le reste de pres­ta­tion scénique un peu terne. Le court-métrage de Beyoncé et Jay-Z réalisé pour cette tour­née excep­tion­nelle est venu entre­cou­per le concert une dizaine de fois, faisant retom­ber l’am­biance en dents de scie. Pour appré­cier, il ne fallait en tout cas pas comp­ter sur l’éco­no­mie d’une place en arrière pelouse qui faisait du couple star de tout petits person­nage sur leur scène, cachés par une marée de télé­phones. La diffu­sion sur HBO, Canal + et D8 rattra­pera ces quelques longueurs qui ont gaché le rythme de la soirée et m’of­frira avec joie une vision plus heureuse que ces centaines de têtes dansantes dans mon champ de vision. Peut être verrai-je, enfin, Beyoncé et Jay-Z sur scène…

Paul-Arthur Jean-Marie, gradin.

Samedi soir au nord de Paris, Beyoncé et Jay Z remettent le couvert. La veille ils donnaient déjà le coup d’envoi de l’épisode euro­péen de leur tour­née commune On The Run. Quelques minutes avant le début du show, l’ambiance est survol­tée aux alen­tours du Stade de France. Les fans et les autres spec­ta­teurs, près de 77 000, trépignent d’impa­tience. C’est la première fois depuis leur union en 2004 que le couple super­star assure un show entier ensemble. Beau­coup plus que n’importe quelle mani­fes­ta­tion cultu­relle pour certains. « C’est un peu le concert du siècle » clame une jeune femme en marche vers l’arène. Le ton est donné. Il faut dire qu’en plus de l’évène­ment musi­cal – deux stars mondiales de la musique ensemble sur scène, qui plus est mariées -, les parents de la petite Blue Ivy ont suscité la curio­sité du grand public cet été. La raison ? Les rumeurs de divorce qui les entou­raient. « Beyoncé ne supporte plus Jay Z » , « Beyoncé cherche un appar­te­ment toute seule », « Beyoncé demande conseil à Gwyneth Paltrow » a t-on pu lire ici et là sur la toile. Les ragots les plus persis­tants prédi­saient même une annonce offi­cielle à la fin de On The Run. D’habi­tude si discrets, les Carter annon­ce­raient-ils leur divorce sous les yeux de milliers de gens ? Suspens entier.

King du rap mais aussi King de la sape. À 44 ans, Jay-Z déborde d’éner­gie, d’assu­rance. Il est habillé comme un petit jeune, voire comme son acolyte Kanye West. Allure gang­sta-chic, du noir de la tête au pied. L’effet est là. Beyoncé quant à elle reste fidèle à elle-même, perchée sur des stilet­tos Stuart Weiz­man. Body Versace, silhouettes ultra sexy signées Alexan­der Wang et Tom Ford entre autres. Bey est fière de son corps et ne le cache pas. Le fémi­nisme dont elle s’éver­tue à s’ériger comme grande repré­sen­tante passe aussi par là : montrer ses courbes sans pudeur.

Diffi­cile de ne pas être biaisé par les gossips qui ont inondé la toile. Diffi­cile donc de ne pas voir chaque geste tendre entre eux comme une opéra­tion de commu­ni­ca­tion bien exécu­tée. L’un et l’autre se partagent la scène avec aisance. Dès les premières notes de ’03 Bonnie & Clyde, les bases sont posées. Cette nuit, le Stade de France et son public leur appar­tiennent, ensemble.

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Beyoncé est la quin­tes­sence de la show girl. Nul besoin de le rappe­ler. Il y a quelques semaines encore, elle le prou­vait en quiconque doutait sur la scène des MTV VMA awards. Yoncé, Drunk In Love, Flaw­less… L’ex-Destiny’s Child enchaîne les choré­gra­phies des titres avec une préci­sion chirur­gi­cale. Si travaillée que toute spon­ta­néité en est inexis­tante. On en prend plein les yeux sans être touché, ça manque d’émotion et d’un vrai ressenti. Le triste problème de la perfec­tion auquel ses tenta­tives d’inter­ac­tion avec le public ne changent rien. De son côté, Jay Z est comme un pois­son dans l’eau. Les années n’ont en rien altéré son flow lent, un brin hautain, qui a fait sa renom­mée. Il a peut être 99 problems mais assu­rer le spec­tacle et parta­ger son immense talent n’en est pas un.

La déjan­tée Nicki Minaj montait sur scène sans crier gare provoquant l’ire de la foule. Avec Beyoncé, elle inter­prète le remix de Flaw­less sur lequel cette dernière l’a invi­tee avec une allu­sion a la desor­mais célèbre alter­ca­tion de l’ascen­seur. Plus grande surprise encore : Beyoncé serait enceinte pour la deuxième fois. Sur son titre Beach is Better, le M.C de New York change les paroles et scande : « …pre­gnant with another one… (Enceinte d’un autre enfant) ». C’est dit et comme pour corro­bo­rer, il ne se montre pas avare en caresses sur le ventre de sa dulci­née. Pas de divorce mais plutôt un nouveau bonheur et la confir­ma­tion de leur règne sans partage sur l’indus­trie musi­cale.

Saep­tem, gradins

Une heure d’attente. Jay Z et Beyoncé ont fait attendre leurs fans une heure de plus, eux qui patien­taient depuis des mois pour les voir fouler la scène du Stade de France. Une heure qui a rendu la foule vibrante, réagis­sant au moindre mouve­ment sur les écrans géants, au moindre signe d’un début de concert. Quand tout à coup tout s’est éteint et que le couple est apparu au son de leur tout premier single commun ’03 Bonnie & Clyde, la clameur était si forte qu’on ne les enten­dait plus.

C’est d’ailleurs l’un des points noirs du show : l’acous­tique du Stade de France était mauvaise, terri­ble­ment mauvaise. La musique se fondait régu­liè­re­ment en une bouillie inau­dible, le flow de Jay Z perdu dans un brou­haha toni­truant : ce n’est pas réel­le­ment un concert que nous vendaient les parents de Blue Ivy, mais un spec­tacle qui fonc­tion­nait surtout car le public connais­sait toutes les chan­sons par cœur – ou presque. En effet, le pauvre Jay Z a dû se sentir régu­liè­re­ment bien seul : le public du Stade de France était surtout le public de Beyoncé, et le rappeur se retrou­vait souvent sans personne pour lui répondre lors de ses morceaux – à tel point qu’on aurait pu croire qu’il n’était là que pour faire patien­ter pendant que Queen B se chan­geait entre ses chan­sons.

Beyoncé juste­ment, si elle a su mettre le feu aux spec­ta­teurs, a malgré tout eu du mal à les toucher réel­le­ment. Il a fallu attendre plus d’une heure pour qu’elle affiche enfin un sourire non feint (sur le tube absolu Drunk in Love), et la pops­tar n’a pas su faire passer de réelle émotion avant les vingt-cinq dernières minutes. En inves­tis­sant une petite scène au milieu du public et en s’adres­sant (pour la première fois !) direc­te­ment à celui-ci, Beyoncé parvient enfin à établir une véri­table connexion émotion­nelle – juste avant que Jay Z ne la rejoigne pour inter­pré­ter Young Fore­ver, un duo chanté à la lumière des flashs et des portables, qui donnaient l’impres­sion d’avoir quitté le Stade de France pour la Voie Lactée.

Rien n’est encore sûr (merci l’acous­tique du lieu), mais il se pour­rait bien que le couple ait par ailleurs profité du concert pour annon­cer la deuxième gros­sesse de Beyoncé. Et c’est peut-être ce qu’ils font, à deux, de vrai­ment mieux : mettre en scène leur famille. Le show se termine d’ailleurs sur un long montage vidéo présen­tant leur vie privée, de leurs vacances aux premiers pas de Blue Ivy ; à la fin, ces mots : « This is real life » (« C’est ça, la vraie vie »). Les concerts et les tour­nées sont une chose, mais celle qui compte vrai­ment pour Jay Z et Beyoncé se vit, en réalité, bien loin de la scène.

1 Commentaire le Beyoncé et Jay Z: le concert sous toutes les coutures

  1. Tuccio Jerome // 12/07/2015 á 9:28 // Répondre

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