Boni Yayi avoue son échec.

Le 06 Avril 2006, la direction du Bénin a été confiée au Docteur Boni Yayi. Il a promis changer le Bénin pour un mieux-être de chacun et de tous. Le célèbre docteur n’a pas attendu la fin de son mandat ni le 9ème anniversaire de sa gouvernance pour faire un bilan à la limite, scabreux. Ce que nous appelons la reddition de compte est faite en face des populations le dimanche 29 Mars 2015 à Porto-Novo lors du lancement des travaux de construction du Parc d’attraction de Dowa. C’est à une semaine de la neuvième bougie qui sera allumée par le pape du changement à la tête du Bénin. Naturellement, le Président de la république, le Chef de l’Etat, le Chef du gouvernement, le Chef suprême des armées et sans oublier le titre du Président du conseil supérieur de la magistrature, Docteur Boni Yayi nous dit que « … le bilan n’est pas bon … en ce qui me concerne, nous avons échoué … nous trompons le peuple béninois… ». Pour finir l’homme d’Etat réclame «  … la complicité des institutions, des institutions très crédibles, très stables, fortes et dirigées par des hommes de qualité… ». Qui a mis deux fois de suite le professeur Nago dans le fauteuil présidentiel du parlement ? Qui a nommé Ousman Batoko à la tête de la Cour suprême, Adam Boni Tessi comme président de la HAAC ? Le professeur Théodore Holo est-il président de la Cour Constitutionnelle sans l’onction de Boni Yayi ? Avec tout ceci vous êtes à la recherche. Cher Président, dois-je déduire que ceux qui dirigent nos institutions actuellement ne sont pas crédibles ? Je n’ai aucune compétence pour apporter la réponse à cette interrogation. Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Franchement l’information est décalée mais le coupé-décalé n’aura pas lieu car la note musicale ne motive pas pour une descente sur la piste de danse. J’attends le changement du disque.

1 Commentaire le Boni Yayi avoue son échec.

  1. HOUNGUEVOU PAUL // 31/03/2015 á 11:28 // Répondre

    Très bonnes analyses sur la situation de la gouvernance en République du Bénin depuis neuf ans avec ce nouveau régime auquel bon nombre de citoyens ont cru. Si le Chef Suprême lui même a déclaré publiquement l’échec du système, que devrons nous sentir, que de verser des larmes pour cet énième retard de développement infligé à notre pauvre pays ? Et pour une capitale abandonnée dans un état de décrépitude avancée, certes avec la complicité évidente de ces élites sages devant se soucier en priorité de la réhabilitation de la ville capitale, le chef de l’Etat se plaît à aller inaugurer des espaces de jeux et déclare aller l’occasion, non seulement l’échec du système de gouvernance mais ignorer que la ville capitale était dans un tel état de délabrement. C’est un non événement et je remercie NAHUM pour ses analyses objectives, du courage.

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