Edwarrd R. Murrow Program for Journalists, Honoré Nahum a représenté le Bénin

Restitution

 

Introduction

Avant toute chose je voudrais remercier le Centre Culturel Américain qui ne cesse d’œuvrer pour la formation des journalistes en matière d’utilisation de l’outil informatique. Ma mission du jour est d’échanger avec vous sur le rôle de la presse dans un système démocratique. Je vais baser mon intervention sur le modèle américain, un modèle édifiant que j’ai découvert lors de ma visite aux  USA du 22 Octobre au 12 Novembre  2011. J’ai participé au « Edwarrd R. Murrow Program for Journalists ». Un Programme de Visiteur International pour le Leadership parrainé,  par le Département d’Etat américain et administré par l’Institute of International Education (IIE). Ce Programme aux Etats-Unis nous a éclairés sur le fait que la liberté de presse dans une nation peut être un facteur de développement. Pour entrer dans le vif du sujet, le Dictionnaire Larousse nous renseigne que la Démocratie est une forme de gouvernance dans laquelle la souveraineté émane du peuple.

 Il y a aussi une expression forte qu’il faut retenir la liberté d’expression. En se basant sur cela je peux dire que l’Amérique est un pays démocratique, même le discours qui pousse à la haine est protégé par la constitution de ce pays.

USA 04 NOV 2011 030I-                   Le Contexte dans lequel évolue la presse américaine.

Le premier amendement de la constitution des Etats Unis d’Amérique déclare que « Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion, ni qui restreigne la liberté de la parole ou de la presse, ou le droit qu’a le peuple de s’assembler paisiblement et d’adresser des pétitions au gouvernement pour la réparation des torts dont il a à se plaindre. » Voilà le conteste dans lequel évolue la presse américaine.

Aux USA il n’y a pas de lois sur la censure. Il n’y a pas une presse qui soit une propriété gouvernementale sauf la Voix de l’Amérique (VOA) qui permet Washington d’exposer sa politique à l’extérieur.

II-                Pratique du journalisme.

Cette règle d’or dont nous venons de parler est le fondement sur lequel les journalistes exercent leur activité. Le professionnel des médias américain est libre d’aborder toutes les questions touchant la vie du citoyen américain. Cette liberté n’est pas synonyme d’abus mais permet aux journalistes de développer le flaire comme un chien de chasse et de mettre la pression pour la bonne gestion de la cité. Le journaliste dans sa mission doit faire preuve de professionnalisme et de responsabilité. Pour ce faire et outre les informations classées secret d’Etat, il a accès aux sources (Exp : le journaliste peut demander à voir le mail d’un sénateur. A Reno dans le Nevada, une chaîne privée a accès aux communications téléphonique de la police). Vous pouvez vous demandez au nom de quoi ?

La réponse est la suivante : une loi spéciale permet à la presse d’avoir accès aux informations et aux renseignements  qui touchent à la sécurité du pays. Le résultat n’est rien d’autre que la publication des informations crédibles. Le Bénin, un pays démocratique. Mais, avons-nous le droit de traiter toutes les questions, accédons nous facilement aux sources d’information ? Et pourtant on appartient à un pays dit démocratique. Aux USA, le journaliste n’a aucun contact avec les annonceurs, il ne perçoit pas de per diem dans la cadre de sa mission. Et je peux vous assurer que les dégâts causés dans notre corporation par les per diems sont énormes : chantage, diffamation, prise de position, perte de temps, conflit d’intérêt, le refus d’aborder tel ou tel sujet et que sais-je encore. Et, quand la crédibilité d’un seul journaliste prend un coup, son organe est discrédité, donc plus aucun moyen de maintien de pression sur les autorités. Notre indépendance est très chère, pourquoi devrions-nous la brader au premier venu ? Notre rôle est capital dans la cité.

034Lamia Gritli de la VAO à droite

Dans un système démocratique le citoyen s’attend à ce que les journalistes jouent pleinement leur rôle. Le peuple tient à savoir si le gouvernement est entrain de faire ce qu’on lui demande sous pression, comment la décision est prise, est-ce en toute transparence, comment l’argent du contribuable est utilisé ? Cela étant, tout système sans une presse libre et dynamique se solde par le chao, la corruption, la détérioration de l’économie et la protestation. La situation se complique et la  conséquence est systématique, la remise en cause des acquis démocratique, la liberté d’expression et de presse rangée au placard et bonjour l’anarchie. Les peureux vont se ranger et les audacieux seront torturés. Aux USA, les autorités politico administratives n’ont-elles pas envie d’intervenir dans les rédactions des chaînes publiques ou privées pour orienter le débat en leur faveur ? Mais elles ne peuvent pas car en face il y a des professionnels qui tiennent à leur indépendance.

III-             Développement des médias sociaux.

Rassurez-vous la liberté d’expression et de presse et une quête permanente et les journalistes sont très peu pour cette mission.  Le partenariat qui lie l’Institute of International Education et Reynolds School of Journalism nous a permis d’effectuer, un séminaire professionnel intensif sur les principes journalistiques dans une société démocratique. Les débats ont notamment porté sur le développement des médias sociaux. Et pour cette raison que je félicite à nouveau le CCA pour les formations dans ce domaine. Les médias sociaux, outils recommandés aux journalistes pour s’exprimer en toute liberté sans craindre des représailles. C’est pourquoi nous journalistes nous devrions maîtriser l’outil qu’est l’internet. Et je pense que cela ne doit pas se limiter seulement à nous. Tous les fils de ce pays, et pour être réaliste tous les lettrés de notre nation doivent maîtriser l’internet. C’est le défi à relever car la bataille se fait aujourd’hui sur la toile.

Même si ceux qui prennent d’assaut les médias sociaux n’ont aucune formation requise dans le journalisme, nous devrions nous réjouir de ce que les langues se délient de plus en plus dans le monde. L’information circule abondamment et c’est une preuve de démocratisation.

Conclusion

En sommes, la démocratie est une denrée rare et la liberté d’expression est sacrée. Notre métier doit être d’avantage valorisé, l’assainissement doit commencer par nous même. Pour survivre il faut résider dans un environnement de paix avec un accent particulier sur le développement durable (Protection de l’environnement, Energie propre… sont les secteurs qui doivent préoccupés nous professionnels des médias). Je nous invite à présent à des réflexions personnelles et permanentes sur la vie en tant que journaliste et la face internationale du journalisme. Car mon rêve est de ne plus voir dans le monde l’image des journalistes brutalisé et même assassinés dans leur mission. La protection des journalistes est un épineux problème.

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