Frédéric Béhanzin, Trop prétentieux !

Franchement, la prétention de Frédéric Béhanzin réveille ma plume. Le Bénin a une Constitution et elle s’impose à toutes et à tous. Le Président Boni Yayi le sait mieux que quiconque ; raison pour laquelle, l’homme annonce abondamment, presque sous serment devant la Croix du Christ, son départ du pouvoir en 2016. Il ne peut d’ailleurs en être autrement. Cela ne saurait dépendre de la volonté d’un homme, ni du soi-disant « fou du roi ». Frédéric Béhanzin, est-ce une ignorance de votre part ou un plan secret savamment orchestré que vous venez de nous dévoiler ? Pour votre gouverne, en son article 42, la loi fondamentale stipule que « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une(1) seule fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux(2) mandats présidentiels ». Le Président Boni est à son deuxième mandat, donc tout naturellement, il est appelé à organiser les élections à temps et à passer le témoin comme son prédécesseur Mathieu Kérékou en 2006. Frédéric Béhanzin, votre bon vouloir serait de continuer à cirer les bottes du chantre de la refondation, même au-delà de 2016 ; c’est votre droit ; mais cela ne se peut que dans une autre dimension ; rassurez-vous, les vaillants défenseurs de la Constitution du 11 Décembre 1990 sont tous en état de veille et ne laisseront aucune place aux acteurs de votre race. Heureusement, vous n’êtes pas nombreux à penser de la sorte. Franchement, qui êtes-vous pour ne pas vouloir partager le choix de votre roi de se retirer du pouvoir dès le soir du 06 avril 2016 ? Qui êtes-vous pour ne cautionner la volonté des autres à préparer l’après-2016 ? Quelle est cette prétention clairement affichée par vous qui n’avez qu’une seule valeur, celle d’être le meilleur sur la place à défendre l’indéfendable ? Franchement, quel toupet ? Pendant que vous êtes là, déployez toute votre énergie à défendre vos prébendes au lieu d’occuper l’espace pour ne rien dire de constructif. Franchement, ce n’est pas le moment de distraire le peuple.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*