Je veux retrouver le professeur DJOGBENOU “Laurent De-Laure Faton”

Depuis l’installation du régime de la Rupture, le Bénin a perdu un de ses dignes fils. Le professeur Joseph Fifamè DJOGBENOU a disparu de la scène politique nationale pour céder la place à un inconnu. Car, l’homme qui fut le ministre de la justice du président Patrice TALON n’avait rien à voir avec le brillant avocat que nous avions connu et qui savait aussi bien défendre le pauvre et l’orphelin . Il n’avait rien à voir avec le grand activiste de la société civile qui risquait sa vie pour se battre aux côté des opprimés et pour défendre les valeurs démocratiques. Il n’avait rien à voir avec l'”honorable” député qui montrait que son parlement a pour mission le contrôle des actions de l’exécutif et le vote des lois dans l’intérêt général. Un député qui rendait public son salaire.

Cet homme que je vois aujourd’hui à la présidence de la Cour Constitutionnelle n’a absolument rien à voir avec le professeur du droit privé à la FADESP de l’UAC. Cet homme n’a rien à voir avec ce jeune homme qui en 2008 soutenait brillamment sa thèse de Doctorat à l’UAC dans l’amphi de la FADESP. Cet homme qui n’avait jamais peur de dire la vérité et qui courageusement indiquait au moment les plus critiques du régime du président Boni YAYI, la voie juridique et constitutionnelle à suivre.

Je veux retrouver cet homme dont l’estime m’avait fait laisser en 2008, mes cours et toutes mes occupations pour assister à la soutenance de sa thèse. Et comme moi, plusieurs anonymes par curiosité étaient dans cette salle juste pour vivre un événement important dans la vie d’un des fils de notre pays dont l’avenir s’annonçait grand. Un fils dont les premiers pas promettaient l’avènement d’un grand leader démocrate, épris de justice et ardent défenseur de l’intérêt général.

Et comme moi, il a des milliers de Béninois et d’Africains qui veulent retrouver cet homme pour qui ils avaient beaucoup d’admiration. Cet homme pour qui ils étaient prêts à faire tous les sacrifices possibles. Cet homme qui leur donnait une raison de vivre et était leur modèle de réussite et de leadership.

Président DJOGBENOU, nous voulons vous retrouver. Nous voulons aussi que malgré votre position actuelle, vous retrouviez ce qui faisait de vous la fierté d’un peuple et l’espoir d’une jeunesse. Car, j’ai bien conscience qu’il est bien encore en vous et vous interpelle chaque instant. Ne lui fermez point vos oreilles surtout en ce moment où tous les regards sont tournés vers vous par rapport au nouveau code électoral.
Président DJOGBENOU, hier, vous avez eu un grand nom. Faites donc tout pour le conserver dans les archives de l’histoire. Peut-être que le peuple saura vous pardonner vos instants de faiblesse.

Laurent De-Laure FATON

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*