La comédie de défense de l’environnement a un avenir radieux

Le 05 Juin 1972, le monde entier se réveille avec la Conférence de Stockholm. C’était le premier colloque mondial qui place au cœur des préoccupations, la question de l’environnement. Le 16 Juin de la même année, la conférence accouche d’une déclaration de 26 principes, d’un plan d’action comprenant 109 recommandations et d’un Programme des Nations Unies pour l’environnement. Comme si cela ne suffisait pas, des institutions s’enchaînent depuis lors. 1988, le Groupe International sur le Changement Climatique (GIEC) est mis sur pieds. 1990, c’est au tour de l’ADEME, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Une batterie de mesures qui durant 20 ans a craché rien que du « verbe ». Et l’environnement a été protégé dans les pensées et non dans la réalité. Les mêmes incantations se sont reproduites en 1992. Des représentants de 182 nations ont été transportés, logés et nourris pour décrire un processus d’évolution permettant de répondre aux besoins du présent sans hypothéquer ceux du futur. Ils l’ont titré : la conférence de Rio ou le sommet de la terre ou encore la Conférence des nations unies sur l’environnement et le développement. De 26 principes et 109 recommandations en 1972, on passe 20 ans après à 2500 recommandations touchant à tous les domaines où l’action humaine influence l’évolution de l’environnement. Tout ça pour du vent ! Le Protocole de Kyoto (1997) COP 3 – Les Accords de Bonn et de Marrakech (2001) COP 6 et COP 7 et L’Accord de Copenhague (2009), un texte de 3 pages ont clairement montré leurs limites. Rassurez-vous ce n’est pas fini. En 2011, nous voilà aux Accords de Durban qui visent en point de mire l’adoption d’un accord universel en 2015. Mais avant 2015, La COP 20 s’est déroulée l’année dernière à Lima toujours avec un même slogan « maintien du réchauffement climatique sous la barre des 2°C ». Cap est à présent mis sur la COP 21 de Paris. C’est la preuve que la comédie de défense de l’environnement a un avenir radieux. Et, les 1500 personnes décimées en Inde par une vague de chaleur en mai dernier sont déjà jetées aux oubliettes. Aujourd’hui vous ne jurez que par les 100 milliards de dollars par an à mobiliser à partir de 2020. Et oui, dans 5 ans. Canicule… Feu vert. Il vaut mieux s’offrir soi-même en méchoui.

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