Nico­las Sarkozy annonce sur Face­book être candi­dat à la prési­dence de l’UMP

RETOUR DANS L’ARÈNE POLITIQUE
Deux ans et demi après sa défaite au second tour de l’élec­tion prési­den­tielle, Nico­las Sarkozy (59 ans) vient d’an­non­cer sur Face­book qu’il se portait candi­dat à la prési­dence de l’UMP. Il dit vouloir « trans­for­mer » l’UMP en « un nouveau et vaste rassem­ble­ment qui s’adres­sera à tous les Français, sans aucun esprit parti­san ».
Fort de son presque million d’abon­nés sur Face­book, Nico­las Sarkozy a choisi le réseau social pour annon­cer qu’il se portait candi­dat à la prési­dence de l’UMP. Ci-dessous, voici l’in­té­gra­lité de son message posté à 16h15 ce vendredi 19 septembre: «Mes chers Amis, Le 6 mai 2012, au soir de l’élec­tion prési­den­tielle, j’ai remer­cié les Français de l’hon­neur qu’ils m’avaient accordé en me permet­tant de conduire les desti­nées de notre pays durant cinq années. Je leur ai dit ma volonté de me reti­rer de toute acti­vité publique.
Depuis, j’ai pris le temps de la réflexion après toutes ces années d’ac­ti­vi­tés intenses. J’ai pu prendre le recul indis­pen­sable pour analy­ser le dérou­le­ment de mon mandat, en tirer les leçons, reve­nir sur ce que fut notre histoire commune, mesu­rer la vanité de certains senti­ments, écar­ter tout esprit de revanche ou d’af­fron­te­ment. J’ai pu échan­ger avec les Français, sans le poids du pouvoir qui déforme les rapports humains. Ils m’ont dit leurs espoirs, leurs incom­pré­hen­sions et parfois aussi leurs décep­tions.
J’ai vu monter comme une marée inexo­rable le désar­roi, le rejet, la colère à l’en­droit du pouvoir, de sa majo­rité mais plus large­ment de tout ce qui touche de près ou de loin à la poli­tique. J’ai senti chez beau­coup de Français la tenta­tion de ne plus croire en rien ni en personne, comme si tout se valait, ou plutôt comme si plus rien ne valait quoi que ce soit.
Cette absence de tout espoir si spéci­fique à la France d’aujourd’­hui nous oblige à nous réin­ven­ter profon­dé­ment. Je me suis inter­rogé sans conces­sion sur l’op­por­tu­nité d’un retour à la vie poli­tique que j’avais arrê­tée sans amer­tume et sans regret. C’est au terme d’une réflexion appro­fon­die que j’ai décidé de propo­ser aux Français un nouveau choix poli­tique.
Car, au fond, ce serait une forme d’aban­don que de rester spec­ta­teur de la situa­tion dans laquelle se trouve la France, devant le déli­te­ment du débat poli­tique, et la persis­tance de divi­sions si déri­soires au sein de l’op­po­si­tion. Je suis candi­dat à la prési­dence de ma famille poli­tique. Je propo­se­rai de la trans­for­mer de fond en comble, de façon à créer, dans un délai de trois mois, les condi­tions d’un nouveau et vaste rassem­ble­ment qui s’adres­sera à tous les Français, sans aucun esprit parti­san, dépas­sant les clivages tradi­tion­nels qui ne corres­pondent plus aujourd’­hui à la moindre réalité. Ce vaste rassem­ble­ment se dotera d’un nouveau projet, d’un nouveau mode de fonc­tion­ne­ment adapté au siècle qui est le nôtre et d’une nouvelle équipe qui portera l’am­bi­tion d’un renou­veau si néces­saire à notre vie poli­tique.
J’aime trop la France ; je suis trop passionné par le débat public et l’ave­nir de mes compa­triotes pour les voir condam­nés à choi­sir entre le spec­tacle déses­pé­rant d’aujourd’­hui et la pers­pec­tive d’un isole­ment sans issue. Je ne peux me résoudre à voir s’ins­tal­ler dans le monde l’idée que la France pour­rait n’avoir qu’une voix secon­daire. Nous devons faire émer­ger de nouvelles réponses face aux inquié­tudes des Français, à leur inter­ro­ga­tion sur la péren­nité de la France, à la néces­sité d’af­fir­mer sa person­na­lité singu­lière, à la promo­tion de son message cultu­rel qui est sans doute la plus belle part de notre héri­tage. On ne fait rien de grand sans l’unité de la nation. On ne fait rien de grand sans espé­rance, sans pers­pec­tive.
Pour construire une alter­na­tive crédible, il nous faut donc bâtir la forma­tion poli­tique du XXIème siècle. Je le ferai avec le souci du plus large rassem­ble­ment, la volonté d’apai­ser les tensions, et en même temps de susci­ter l’in­té­rêt passionné de tous ceux qui ne peuvent se résoudre à l’abais­se­ment de la France. Nous aurons besoin de toutes les intel­li­gences, de toutes les éner­gies, de toutes les bonnes volon­tés. Il nous faut tour­ner la page des divi­sions et des rancunes afin que chacun puisse s’ins­crire dans un projet, par nature, collec­tif. Je connais les diffi­cul­tés qui nous attendent. Mais l’enjeu nous dépasse telle­ment, les pers­pec­tives sont si exal­tantes, le redres­se­ment si néces­saire qu’à mes yeux les obstacles paraissent déri­soires.
Ensemble, par la force de notre enga­ge­ment, par notre conscience commune de la gravité des enjeux, nous rendrons possible le sursaut dont nul ne peut douter de la néces­sité et de l’ur­gence. Que chacun soit convaincu de la force et de la sincé­rité de mon enga­ge­ment au service de la France.»

L’an­cien chef de l’état sera par ailleurs l’in­vité de Laurent Dela­housse ce dimanche soir dans le jour­nal de 20 heures. Il pour­rait aussi accor­der une inter­view fleuve à un quoti­dien régio­nal ces prochaines heures.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*