Nigeria, une élection à haut risque.

Le Nigeria élit samedi son prochain président, au cours du scrutin le plus serré de l’histoire du pays le plus peuplé d’Afrique, un pays marqué par les violences islamistes, la chute des cours du pétrole et la corruption endémique.Du hub pétrolier de Port Harcourt, en plein sud chrétien, à Kano, la deuxième plus grande ville musulmane du continent, en passant par la mégalopole de Lagos, 68,8 millions d’électeurs – sur 173 millions d’habitants – sont appelés aux urnes, pour des élections présidentielle et législatives.Le président sortant Goodluck Jonathan, candidat à sa réélection, doit voter dans sa ville natale d’Utuoke, dans l’Etat de Bayelsa (sud). Malgré un bilan difficile à défendre, il demande à ses concitoyens de lui accorder un second mandat pour mener à bien ses projets en cours. Son principal opposant, l’ancien général MuhammaduBuhari, doit déposer son bulletin dans l’urne de son fief de Daura, dans l’Etat de Katsina, où des balais de paille, le symbole de changement du Congrès Progressiste (APC, opposition), ornaient les rues. Celui qui a gouverné le Nigeria d’une main de fer à la tête d’une junte militaire, au milieu des années 80, promet de combattre la corruption et l’insécurité avec poigne mais en « démocrate converti ».Une myriade d’observateurs internationaux ont été déployés dans le pays pour s’assurer du bon déroulement du scrutin.

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