On ne dit pas ça !

«… Interpellé, il a déclaré aller au Nigeria pour le week-end, … où son intégrité physique n’est pas garantie. La police nationale tient à rassurer le peuple béninois sur le bien- fondé de ces précautions qui n’ont d’autres raisons que la sécurité de ce magistrat, qui curieusement, a choisi de voyager par temps de nuit à bord d’un véhicule, c’est-à-dire par voie terrestre et en direction du Nigeria où tout le monde sait que … la sécurité n’est pas garantie…». Ainsi s’exprimait Nazaire Hounnonkpè, l’actuel directeur général adjoint de la police nationale. C’était samedi 18 Mai 2013, lors d’une déclaration à la presse portant sur le dossier du juge d’instruction Angelo Houssou. Franchement, quelle est cette prise de parole hasardeuse sur les médias, fruit d’une improvisation mal maîtrisée ? Franchement, comment un flic de votre rang peut-il se permettre de sortir une expression qui risque de coûter cher à notre commune patrie ? Qu’il vous souvienne super flic, qu’au Bénin, des concitoyens sont témoins et /ou victimes de nombreux cas de braquage; d’autres se font dépouiller de leurs biens, et des femmes violées lors des cambriolages. Quel qualificatif utilisez-vous dans cette circonstance ? Pour moi, c’est l’insécurité ! Et, vous le savez bien. Traiter le Nigeria, une nation voisine où nos opérateurs économiques vont mener d’importantes transactions économiques, de pays où la sécurité n’est pas garantie, est un acte peu professionnel, un propos inélégant. Si la sécurité n’est franchement pas garantie à Angelo Houssou au Nigeria, alors, vous devriez mettre la main sur tout Béninois en direction de ce pays pour aussitôt après, assurer sa sécurité. Vous avez osé, mais franchement, dans le mauvais chemin. Que recherchez-vous ? Un incident diplomatique ou autre forme de démêlé dont vous ignorez totalement les contours? Si vous êtes propulsé à ce poste, c’est d’abord et avant tout pour définir des stratégies nécessaires pour assurer le quotidien paisible aux Béninois et non chercher des embrouilles avec le géant voisin de l’Est. Si c’est la prouesse d’avoir appréhendé un juge d’instruction qui vous met dans un état second, alors restez-y, sans jamais franchir le rubicon. Franchement, si vous n’êtes pas encore en mesure de tourner sept fois votre langue avant de siffler alors, laissez ce rôle au porte-parole de la police nationale. Déjà, je vous souffle que je vous vois mal dans ce rôle.

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